Questions fréquentes

Comprendre l'antidopage

Définitions des termes employés dans la Liste des interdictions, déroulé complet d'un contrôle antidopage et conséquences d'une violation des règles.

Référence : Liste des interdictions 2026 — En vigueur du 1ᵉʳ janvier 2026 au 31 décembre 2026

Définitions

Liste des interdictions
Document publié chaque année par l'Agence mondiale antidopage (AMA), qui énumère les substances et méthodes interdites. Il entre en vigueur le 1ᵉʳ janvier et reste valable jusqu'au 31 décembre de la même année.
En compétition
Sauf règle contraire d'une fédération internationale, la période débute à 23h59 la veille de l'épreuve à laquelle l'athlète doit participer et se termine à la fin de l'épreuve et du prélèvement d'échantillon.
Hors compétition
Tout moment qui n'entre pas dans la période « en compétition ». Certaines classes (S0 à S5, méthodes M1 à M3) restent interdites en permanence ; d'autres (stimulants, narcotiques, cannabinoïdes, glucocorticoïdes) ne sont interdites qu'en compétition.
Substance spécifiée
Substance pour laquelle une explication crédible d'usage non intentionnel est plus plausible. Ce statut n'autorise rien : il ouvre seulement la possibilité d'une sanction réduite.
Substance d'abus
Substance fréquemment consommée dans la société hors du sport (cocaïne, MDMA, héroïne, THC). Un usage hors compétition et sans lien avec la performance peut conduire à une suspension réduite à trois mois, voire un mois après un programme de traitement.
AUT (autorisation d'usage à des fins thérapeutiques)
Autorisation délivrée avant l'usage, permettant de prendre une substance interdite lorsqu'elle est médicalement nécessaire et sans alternative autorisée. Elle doit être demandée à l'organisation antidopage compétente, en principe avant le début du traitement.
RAA (résultat d'analyse anormal)
Rapport de laboratoire signalant la présence d'une substance interdite, de ses métabolites ou marqueurs, ou le dépassement d'un seuil (par exemple salbutamol urinaire supérieur à 1000 ng/mL).
Seuil
Concentration au-delà de laquelle la substance est considérée comme interdite (cathine 5 µg/mL, éphédrine et méthyléphédrine 10 µg/mL, pseudoéphédrine 150 µg/mL).
Programme de surveillance
Liste de substances non interdites mais suivies pour détecter d'éventuels abus (caféine, nicotine, bupropion, synéphrine, etc.).
Passeport biologique de l'athlète
Suivi longitudinal de paramètres sanguins et urinaires. Une variation anormale peut constituer une violation même sans détection directe d'une substance.
Responsabilité objective
L'athlète est responsable de ce que contient son échantillon, même en cas d'ingestion involontaire (complément alimentaire contaminé, prescription non vérifiée).

Les étapes du contrôle antidopage

  1. 1. Sélection et notification

    Le contrôle peut avoir lieu en compétition ou à tout moment hors compétition, sans préavis. Un agent de contrôle du dopage notifie l'athlète, présente son accréditation et explique ses droits et obligations. À partir de cet instant, l'athlète reste sous observation permanente.

  2. 2. Accompagnement jusqu'au poste de contrôle

    L'athlète se présente au poste immédiatement, sauf motif valable accepté (cérémonie protocolaire, soins médicaux, engagement média). Il peut être accompagné d'un représentant.

  3. 3. Choix du matériel et prélèvement

    L'athlète choisit lui-même un kit scellé et vérifie son intégrité. L'urine est recueillie sous observation directe d'un agent du même sexe ; le volume minimal est de 90 mL. Un prélèvement sanguin peut s'y ajouter, réalisé par un préleveur qualifié.

  4. 4. Répartition et scellement

    L'échantillon est réparti entre un flacon A et un flacon B, scellés par l'athlète. La densité de l'urine est mesurée pour vérifier que l'échantillon est analysable.

  5. 5. Formulaire de contrôle

    L'athlète déclare tous les médicaments, compléments et transfusions des sept derniers jours, mentionne son éventuelle AUT, vérifie les numéros de code et signe. Toute irrégularité peut être consignée dans la rubrique des observations.

  6. 6. Transport et analyse

    Les échantillons partent, sous chaîne de sécurité documentée, vers un laboratoire accrédité par l'AMA. Seul le flacon A est analysé en première intention ; l'identité de l'athlète n'est pas communiquée au laboratoire.

  7. 7. Résultat

    Résultat négatif : la procédure s'arrête. Résultat anormal : l'organisation antidopage procède à un examen initial (AUT existante, écart de procédure), puis notifie l'athlète, qui peut demander l'analyse du flacon B.

  8. 8. Suspension provisoire et procédure disciplinaire

    Pour une substance non spécifiée, la suspension provisoire est obligatoire. L'athlète est entendu par une instance indépendante et peut faire appel, en dernier ressort devant le Tribunal arbitral du sport.

Conséquences d'une violation des règles

Annulation des résultats

En compétition, la violation entraîne l'annulation automatique du résultat : retrait des médailles, points et prix. Les résultats obtenus entre le prélèvement et la décision peuvent aussi être annulés.

Suspension de quatre ans

Durée de principe pour une substance non spécifiée, ou pour une substance spécifiée lorsque l'organisation antidopage démontre le caractère intentionnel.

Suspension de deux ans

Cas d'une substance spécifiée ou d'un écart non intentionnel démontré. La durée peut être réduite selon le degré de faute de l'athlète.

Substances d'abus : trois mois, voire un mois

Si l'athlète établit que l'usage a eu lieu hors compétition et sans lien avec la performance sportive, la suspension est de trois mois, réduite à un mois en cas de programme de traitement suivi avec succès.

Manquements aux obligations de localisation

Trois manquements (contrôles manqués ou défauts de déclaration) sur douze mois constituent une violation, sanctionnée de un à deux ans.

Falsification et refus de se soumettre

Refuser un prélèvement, s'y soustraire ou falsifier un échantillon est sanctionné comme une violation grave, jusqu'à quatre ans, voire davantage en cas de circonstances aggravantes.

Conséquences non sportives

Pendant la suspension, l'athlète ne peut ni concourir, ni s'entraîner avec une équipe affiliée, ni exercer une fonction officielle. S'y ajoutent souvent la perte des financements et des contrats, et une exposition médiatique durable.

Encadrement et entourage

Médecins, entraîneurs et personnel d'encadrement peuvent être sanctionnés pour administration, complicité ou association interdite. Le sportif reste néanmoins responsable de son échantillon.

Les durées indiquées sont celles prévues par le Code mondial antidopage. Une suspension n'est jamais attachée à une substance : elle est prononcée individuellement contre un athlète, au terme d'une procédure disciplinaire, et peut être réduite ou aggravée selon les circonstances. Ce site est un outil d'information et ne remplace ni un avis médical ni une décision de l'organisation antidopage compétente.

Les textes officiels de la Liste des interdictions 2026 (noms des substances, règles et sections) sont reproduits en français, langue de référence de cette application.